De nos jours, rédiger un CCTP (Cahier des Clauses Techniques Particulières) fait partie du quotidien des maîtres d’oeuvre et des architectes. S’agissant d’un document contractuel intégré au DCE, il permet de structurer la consultation, d’encadrer l’exécution des travaux, et de sécuriser la relation avec les entreprises.
En peu de temps, Word s’est alors imposé comme l’outil de référence pour produire ces pièces écrites, l’outil étant à la fois universel, simple à partager, facile à modifier, et accessible à tous. Et pourtant, à mesure que les projets se complexifient chez les professionnels, les limites de Word apparaissent.
Entre la gestion des versions, les copier-coller trop répétitifs, les incohérences entre les lots ou encore les clauses non-actualisées, les problématiques prennent le pas sur la simplicité initiale. Alors, dans ce contexte, faut-il encore utiliser Word ou envisager une solution plus structurée ?
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Word, un réflexe devenu naturel pour rédiger les CCTP ?
Au démarrage d’une activité ou sur des opérations de taille modeste, Word répond à un besoin évident : produire rapidement un document formalisé, compatible avec tous les interlocuteurs. Ainsi, bon nombre de professionnels ont réalisé leur propre trame, enrichie au fil des années.
Dans ce contexte, cela veut dire que travailler avec un CCTP sous Word peut sembler rassurant, car le format est maîtrisé, et les modèles circulent facilement entre les collaborateurs, les bureaux d’études, et les entreprises. En effet, il est possible de dupliquer un ancien dossier, d’adapter quelques articles, ou encore de générer un nouveau document en seulement quelques heures.
Cette souplesse est un atout, et permet d’éditer d’autres pièces comme le CCAP (Cahier de Clauses Administratives Particulières) ou de préparer une DPGF (Décomposition des Prix Global et Forfaitaire) à partir d’une base existante, mais cette méthode atteint en réalité ses limites très rapidement…
Quelles sont les limites d’une gestion du CCTP sous Word ?
La multiplication des versions
L’un des écueils les plus fréquents avec Word concerne la gestion des versions, car un CCTP transmis pour une relecture, annoté puis modifié, peut rapidement donner lieu à plusieurs fichiers distincts.
Ainsi, réussir à identifier la version définitive d’un document devient très complexe, avec un risque réel d’envoyer un document non-actualisé.
Les copier-coller et leurs incohérences
La réutilisation d’anciens articles est une pratique courante, même chez les professionnels les plus sérieux. Toutefois, cette opération favorise les oublis, qu’il s’agisse des références normatives qui n’ont pas été mises à jour, des désignations d’ouvrages inadaptées au projet, ou encore des incohérences entre un descriptif et un allotissement.
La difficulté à structurer une bibliothèque stable
Enfin, réaliser une bibliothèque d’articles sous Word demande beaucoup de rigueur et d’organisation. Sans utiliser d’outil dédié, il est très délicat de centraliser l’ensemble des modèles, de les classer par lots, et de garantir leur mise à jour.
Malheureusement, cela peut aller à l’encontre du CCTP qui doit à la fois intégrer la présentation générale d’un projet, un allotissement technique, des prescriptions, des normes, ainsi que des modalités de contrôle.
Vers une méthode plus structurée…
Face à ce constat, de plus en plus d’entreprises choisissent de se tourner vers d’autres solutions, notamment avec des logiciels spécialisés. En utilisant à la fois une bibliothèque complète de modèles, et qui couvre tous les corps de métiers, cela permet de gagner un temps considérable à long terme.
Pour les maîtres d’oeuvres, comme pour les architectes, l’enjeu n’est donc plus de renoncer ou pas à Word, mais de savoir précisément quelle solution de remplacement privilégier…
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